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Séance exceptionnelle de la CSSCT : exigences établies par la Cour de cassation.

Analyse des Obligations de Réunion de la CSSCT
Dans le cadre de la santé et de la sécurité au travail, la récente décision de la Cour de cassation, rendue le 23 septembre 2026, apporte des précisions importantes concernant les réunions extraordinaires de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT). Cette décision, qui renforce les droits des représentants du personnel, établit également des critères clairs pour l’organisation de telles réunions.
Contexte de l’Affaire
L’affaire en question a été initiée par des élus du comité social et économique (CSE) qui ont demandé la tenue d’une réunion extraordinaire de la CSSCT. L’accord d’entreprise en vigueur stipulait que cette réunion pouvait être convoquée à la demande du président du CSE ou de deux représentants du personnel. Cependant, l’employeur a refusé cette demande, arguant que les sujets proposés ne relevaient pas de la compétence de la commission. Les élus ont alors saisi le juge des référés pour contester ce refus.
Décision de la Cour de Cassation
La Cour de cassation a infirmé la décision de la cour d’appel de Lyon, qui avait donné raison aux élus. Elle a précisé que l’employeur est tenu d’organiser une réunion extraordinaire si la demande émane de personnes habilitées et est motivée, portant sur des questions liées à la santé, à la sécurité ou aux conditions de travail. Un point crucial de cette décision est que le juge doit vérifier si les sujets proposés entrent bien dans le champ d’attributions de la CSSCT. Ainsi, l’employeur ne peut pas décider unilatéralement de l’opportunité d’une réunion.
Implications de la Décision
Cette décision souligne l’importance de la CSSCT, qui est une instance au sein du CSE, chargée de traiter des questions relatives à la santé et à la sécurité au travail. Toutefois, il est essentiel de noter que la CSSCT ne peut pas se voir confier des attributions consultatives ou le recours à un expert, conformément à l’article L2315-38 du Code du travail. Par conséquent, l’ordre du jour de la CSSCT doit rester dans les limites de ses compétences.
Recommandations Pratiques
Pour les élus, il est crucial de rédiger des demandes de réunion de manière stratégique. Cela implique d’identifier clairement les signataires habilités, de justifier la demande et de relier chaque sujet à la santé, à la sécurité ou aux conditions de travail. Il est également conseillé de fournir des éléments de preuve, tels que des signalements d’accidents, des données d’absentéisme ou des documents d’évaluation des risques.
Pour les employeurs, il est important de comprendre que le refus d’une réunion ne peut pas se baser uniquement sur une appréciation subjective de son utilité. Les contestations doivent se concentrer sur le respect des procédures établies par l’accord et sur la pertinence des sujets proposés.
Conclusion
Cette décision de la Cour de cassation rappelle l’importance d’une bonne compréhension des attributions de la CSSCT pour favoriser un dialogue social constructif et efficace sur la santé au travail. Pour plus d’informations sur les droits et obligations en matière de santé et sécurité au travail, vous pouvez consulter le site du Ministère du Travail.




