Actualités
Indemnité de licenciement abusif : quel salaire de référence selon le barème Macron ?

Clarification sur le Barème Macron et l’Indemnité de Licenciement
L’évolution du cadre juridique entourant les licenciements en France a été marquée par l’introduction du barème Macron en 2017. Ce dispositif vise à encadrer les indemnités dues en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Récemment, la Cour de cassation a précisé les modalités de calcul du salaire de référence servant à établir ces indemnités, apportant ainsi une plus grande clarté aux praticiens du droit.
Cadre Légal et Indemnisation
Depuis l’instauration des ordonnances de 2017, les juges doivent se conformer à un barème légal pour déterminer les indemnités de licenciement. Ce barème, qui varie selon l’ancienneté du salarié, fixe des montants minimaux et maximaux d’indemnisation. Par exemple, un salarié ayant 29 ans d’ancienneté peut prétendre à une indemnité comprise entre 3 et 20 mois de salaire brut. Il est crucial que les juges respectent ces limites, car toute déviation pourrait entraîner des contestations.
Détermination du Salaire de Référence
Un point essentiel du barème est la question du salaire de référence, qui n’était pas clairement défini dans le texte. Avant 2017, le code du travail stipulait que le calcul devait se baser sur les salaires des six derniers mois. Cependant, cette référence a disparu avec la réforme, laissant place à une certaine incertitude.
Dans un arrêt récent du 18 mars 2026, la Cour de cassation a statué sur une affaire impliquant une salariée ayant plus de 31 ans d’ancienneté, licenciée sans cause réelle et sérieuse. La cour d’appel avait accordé une indemnité de 350 000 euros sans préciser le salaire mensuel brut utilisé pour le calcul. La Cour de cassation a annulé cette décision, soulignant l’importance d’une motivation claire pour garantir le respect des bornes du barème.
Règles Établies par la Cour de Cassation
La Cour a établi que le salaire de référence doit être déterminé selon la méthode la plus avantageuse pour le salarié. Cela implique de prendre en compte soit la moyenne mensuelle des 12 derniers mois, soit le tiers des 3 derniers mois, en intégrant les primes ou gratifications exceptionnelles dans la limite d’un montant proportionnel. Cette décision aligne le calcul du salaire de référence du barème Macron sur celui de l’indemnité légale de licenciement, apportant ainsi une cohérence dans le traitement des cas de licenciement.
Implications Pratiques
Cette clarification a des répercussions significatives pour les avocats et les services des ressources humaines. Ils doivent désormais veiller à établir le salaire de référence avec précision, en utilisant les deux formules disponibles et en choisissant celle qui est la plus favorable au salarié. De plus, il est impératif que les juges mentionnent explicitement le montant du salaire brut retenu et la méthode de calcul employée, afin de faciliter le contrôle par la Cour de cassation.
En conclusion, la décision récente de la Cour de cassation renforce la transparence et la prévisibilité dans le calcul des indemnités de licenciement, ce qui est bénéfique tant pour les employeurs que pour les salariés. Pour plus d’informations sur le droit du travail en France, vous pouvez consulter le site du Ministère du Travail.





