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Contestation du refus de CMI pour stationnement : démarches et décisions.

Contestation de la Carte Mobilité Inclusion : Procédure et Critères
La Carte Mobilité Inclusion (CMI) est un dispositif essentiel pour les personnes en situation de handicap, leur permettant d’accéder à des places de stationnement réservées. Cependant, le refus d’attribution de cette carte peut être contesté, et il est crucial de comprendre les étapes et les critères associés à cette procédure.
Recours Administratif Préalable
Lorsqu’une demande de CMI stationnement est rejetée, il est impératif d’engager un recours administratif préalable obligatoire. Ce recours doit être effectué dans un délai de deux mois suivant la notification de refus. Le Président du Conseil Départemental a alors deux mois pour répondre. En l’absence de réponse, le silence vaut décision implicite de rejet, ce qui ouvre la voie à une saisine du tribunal administratif dans un nouveau délai de deux mois. Il est essentiel de noter que seul le tribunal administratif est compétent pour traiter ces affaires, et non le tribunal judiciaire.
Critères d’Attribution de la CMI Stationnement
Les conditions d’attribution de la CMI stationnement sont définies par l’arrêté du 3 janvier 2017. Pour bénéficier de cette carte, il faut démontrer que le handicap entraîne une réduction significative et durable de la capacité de déplacement à pied, ou nécessite l’accompagnement d’une tierce personne. Les critères incluent notamment un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres ou la nécessité d’une aide humaine pour les déplacements extérieurs. Il est important de souligner que cette limitation doit être définitive ou d’une durée prévisible d’au moins un an.
Application des Critères par les Tribunaux
Les tribunaux administratifs appliquent ces critères de manière rigoureuse. Par exemple, si un dossier indique un périmètre de marche de 300 mètres, la demande sera automatiquement rejetée. En revanche, si le périmètre est prouvé inférieur à 200 mètres, le refus sera annulé. Il est également à noter qu’une précédente attribution de la CMI stationnement ne garantit pas une nouvelle approbation ; chaque demande est examinée sur la base des preuves fournies au moment de la demande.
Des décisions récentes illustrent cette dynamique. Par exemple, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a accordé la CMI à un demandeur dont le dossier démontrait une capacité de déplacement limitée, malgré l’absence de réponse de l’administration. De même, un autre cas a vu le tribunal ignorer une expertise judiciaire qui contredisait les allégations du demandeur, en se basant sur des preuves médicales antérieures.
Conclusion
En cas de refus de la CMI stationnement, il est crucial de suivre la procédure de recours administratif et de préparer un dossier solide. Les décisions des tribunaux montrent que, même face à un rejet, il est possible d’obtenir gain de cause en fournissant des preuves adéquates et en respectant les délais imposés. Pour plus d’informations sur les droits des personnes handicapées, vous pouvez consulter le site de la Maison Départementale des Personnes Handicapées.





