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Note du 6 mars 2026 sur l’engagement contre les violences familiales.

L’engagement de Lhouciene Janah dans la lutte contre les violences intrafamiliales
Lhouciene Janah, étudiant à l’École Normale Supérieure, se distingue par son engagement en tant que bénévole au sein d’associations à Saint-Denis, notamment dans un café associatif et à la clinique juridique étudiante. Son implication s’inscrit dans un contexte où les violences intrafamiliales (VIF) et sexuelles sont au cœur des préoccupations sociétales et judiciaires.
Une circulaire pour une justice spécialisée
Le 6 mars 2026, la Chancellerie a publié une circulaire visant à renforcer la lutte contre les violences intrafamiliales. Rédigée par Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ce document propose une approche spécialisée et protectrice. Il souligne que ces violences s’inscrivent souvent dans un cycle de domination, nécessitant une réponse judiciaire adaptée. La circulaire introduit des mesures concrètes, telles que la remise du Téléphone Grave Danger par un magistrat, afin d’améliorer l’évaluation des risques pour les victimes.
Les défis d’une justice en crise
Malgré ces avancées, la réalité du système judiciaire français soulève des inquiétudes. La France se classe parmi les pays européens avec le moins de magistrats par habitant, ce qui entraîne un engorgement des juridictions. Les délais de jugement pour des affaires de viol peuvent atteindre jusqu’à huit ans, ce qui remet en question l’efficacité des nouvelles mesures. De plus, des projets de loi, comme celui de la Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC), risquent de réduire le temps accordé aux audiences, compromettant ainsi la qualité des débats judiciaires.
Un paradoxe à résoudre
La circulaire du 6 mars et les propositions législatives qui ont suivi illustrent un paradoxe : comment garantir une justice de qualité tout en imposant des contraintes de gestion qui risquent de déshumaniser le processus judiciaire ? Les victimes, souvent déjà vulnérables, se retrouvent dans une situation où leur voix peut être étouffée par des considérations d’efficacité. La nécessité d’une écoute attentive et d’une évaluation approfondie des situations est cruciale, surtout dans des cas aussi délicats que les violences intrafamiliales.
Conclusion
Lhouciene Janah, par son engagement, met en lumière les enjeux cruciaux liés à la justice pénale en France. Bien que la circulaire du 6 mars 2026 représente une avancée significative dans la lutte contre les violences intrafamiliales, il est essentiel que les moyens humains et financiers soient à la hauteur des ambitions affichées. La responsabilité politique doit être clairement définie pour assurer une protection effective des victimes et garantir que la justice ne soit pas seulement une question de chiffres, mais aussi d’humanité. Pour plus d’informations sur les dispositifs de soutien aux victimes, vous pouvez consulter le site du Ministère de la Justice.





