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Acquéreurs en VEFA : recours face aux retards et malfaçons.

Comprendre la Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA)

La Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA) représente un moyen privilégié d’accéder à la propriété dans le secteur immobilier neuf. Ce mécanisme, bien qu’attrayant, comporte des risques spécifiques pour les acquéreurs, qui doivent faire preuve d’une vigilance juridique constante, depuis la signature du contrat jusqu’à plusieurs années après la livraison du bien.

Les Délais de Livraison : Une Vigilance Nécessaire

Lorsqu’un contrat de VEFA est signé, il doit stipuler un délai de livraison, souvent exprimé sous forme de trimestre. Ce délai est un engagement crucial du promoteur. Contrairement aux contrats de construction de maison individuelle, la VEFA ne prévoit pas automatiquement de pénalités en cas de retard. Il est donc essentiel pour l’acquéreur de négocier ces pénalités avant la signature. En s’appuyant sur l’article R231-14 du Code de la construction, un taux de 1/3000ème du prix par jour de retard est souvent jugé raisonnable. En cas de retard, l’acquéreur peut demander des dommages-intérêts, à condition de prouver la faute du promoteur et le préjudice subi.

La Réception : Un Moment Crucial

La livraison du bien en VEFA est un acte juridique fondamental qui marque le début de plusieurs garanties légales. L’acquéreur dispose d’un mois après la prise de possession pour signaler les défauts apparents par lettre recommandée. Il est conseillé de se faire accompagner par un expert lors de cette visite, afin de détecter d’éventuels problèmes que l’acquéreur pourrait ne pas remarquer. Les réserves formulées doivent être précises et détaillées pour être efficaces.

Garanties Légales : Les Protections de l’Acquéreur

Après la livraison, l’acquéreur bénéficie de trois garanties légales cumulables. La garantie de parfait achèvement impose au promoteur de corriger tous les désordres signalés dans l’année suivant la réception. La garantie biennale couvre les éléments d’équipement dissociables pendant deux ans, tandis que la garantie décennale protège l’acquéreur contre les désordres compromettant la solidité de l’ouvrage pendant dix ans. En cas de non-conformité du bien par rapport aux plans, l’acquéreur peut également invoquer la responsabilité contractuelle.

Recours : Une Approche Amiable Avant Tout

Avant d’envisager une action en justice, il est recommandé de privilégier une approche amiable. Une mise en demeure par lettre recommandée est essentielle pour formaliser la position de l’acquéreur et interrompre les délais de prescription. Si le promoteur ne répond pas ou refuse de coopérer, plusieurs options s’offrent à l’acquéreur, y compris la médiation ou la saisine du tribunal judiciaire pour obtenir une expertise.

Conclusion

En somme, l’acquéreur en VEFA dispose de plusieurs recours pour se défendre contre les retards et malfaçons. Cependant, la réussite de ces démarches dépend de la préparation et de la réactivité de l’acquéreur. Il est fortement conseillé de se faire accompagner par un avocat spécialisé pour naviguer dans ce domaine complexe. La vigilance et une bonne préparation sont les meilleures alliées de l’acquéreur. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de la Fédération Française du Bâtiment.

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