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La prise en compte de l’animal lors de la séparation des concubins.

La Protection des Animaux en Cas de Séparation : Un Cas Judiciaire Éclairant
Dans le cadre des litiges liés à la séparation des concubins, la question du sort des animaux de compagnie prend une importance croissante. Un récent jugement du tribunal judiciaire de Montpellier a mis en lumière les enjeux juridiques entourant la propriété des animaux, considérés comme des « êtres vivants doués de sensibilité » depuis la loi n°2015-177 du 16 février 2015.
Contexte Juridique
La législation française reconnaît les animaux comme des êtres sensibles, mais ils demeurent soumis au régime des biens. Cela soulève des interrogations quant à leur statut lors de la dissolution d’une union. Dans cette affaire, deux ex-concubins revendiquaient la propriété d’un chien acquis durant leur vie commune. Le tribunal a dû déterminer si l’animal était un bien indivis ou un cadeau personnel.
Les Arguments des Parties
Monsieur soutenait que le chien lui avait été offert par Madame comme un « présent d’usage » à Noël, ce qui, selon lui, justifiait sa propriété exclusive. En revanche, Madame affirmait que l’animal avait été acquis pour le foyer commun et que les documents d’identification étaient à son nom, ce qui prouvait son intention de partager la responsabilité de l’animal.
La Décision du Tribunal
Après avoir examiné les preuves, le tribunal a conclu que Monsieur n’avait pas réussi à prouver que le chien était un cadeau personnel. Au contraire, il a été établi que les deux concubins avaient pris soin de l’animal de manière équitable et qu’ils y étaient tous deux très attachés. Par conséquent, le tribunal a statué que le chien était un bien indivis.
Attributions et Considérations
Une fois la question de la propriété tranchée, le tribunal a dû décider à qui attribuer l’animal. Il a été décidé que le chien serait confié à Madame, car elle résidait dans le logement où le couple avait vécu, offrant ainsi un environnement stable et familier pour l’animal. En revanche, le domicile de Monsieur ne disposait pas d’un espace extérieur adéquat pour le bien-être de l’animal. Monsieur a donc été condamné à remettre le chien à Madame, sous peine d’une astreinte quotidienne.
Conclusion
Cette décision du tribunal judiciaire de Montpellier est significative, car elle souligne l’importance de prendre en compte l’intérêt de l’animal dans les litiges de séparation. Elle illustre également l’évolution du droit des animaux en France, un sujet de plus en plus pertinent dans notre société. Pour en savoir plus sur les droits des animaux et leur protection, vous pouvez consulter le site de la Fondation 30 Millions d’Amis ici.





