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La Cour de cassation délimite l’exécution et la rupture du contrat de travail.

Analyse des Transactions en Droit du Travail
Dans le cadre des relations professionnelles, la question des transactions conclues pendant l’exécution d’un contrat de travail revêt une importance cruciale. La Cour de cassation a récemment clarifié, dans un arrêt du 21 janvier 2026, les implications d’une telle transaction sur un licenciement ultérieur pour inaptitude. Cette décision met en lumière la complexité des interactions entre les droits des salariés et les clauses de renonciation.
Cadre Juridique des Transactions
Les transactions sont des accords par lesquels les parties mettent fin à un litige existant ou préviennent un différend futur, en échange de concessions mutuelles. Ce mécanisme, bien que favorable à la résolution amiable des conflits, est soumis à des règles strictes. En effet, la renonciation aux droits doit se limiter aux différends spécifiquement mentionnés dans la transaction. Ainsi, toute renonciation ne peut être interprétée comme une abdication générale des droits liés à la relation de travail.
Spécificités des Transactions en Cours d’Exécution
Lorsqu’une transaction est conclue durant l’exécution d’un contrat de travail, elle doit être interprétée avec prudence. La jurisprudence a établi que la renonciation aux droits du salarié ne peut pas empêcher une demande fondée sur des faits survenus après la transaction. Cela signifie que les salariés conservent le droit de contester des licenciements qui surviennent après la conclusion d’une transaction, même si celle-ci inclut une clause de renonciation.
Recevabilité des Demandes Post-Transaction
Il est essentiel de noter que le Code du travail interdit toute renonciation anticipée aux droits relatifs à la rupture d’un contrat à durée indéterminée. Cette protection vise à garantir que les salariés ne puissent pas abandonner leurs droits en matière de licenciement. Ainsi, même après avoir signé une transaction, un salarié peut revendiquer des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, ou en cas d’inaptitude d’origine professionnelle.
Cas Pratique et Jurisprudence
Dans l’affaire examinée, une salariée avait signé une transaction en mars 2019, renonçant à toute réclamation liée à ses conditions de travail jusqu’à cette date. Cependant, après avoir été déclarée inapte en octobre 2019, elle a été licenciée en février 2020. La Cour de cassation a jugé que ses demandes relatives à ce licenciement demeuraient recevables, malgré la transaction antérieure. Cette décision souligne que la renonciation à des droits ne peut pas rendre irrecevables des demandes résultant d’une rupture intervenue après la transaction.
Conclusion
La décision de la Cour de cassation rappelle l’importance de considérer l’ensemble des faits, tant antérieurs que postérieurs à une transaction, pour évaluer la légitimité d’un licenciement. Les salariés doivent être conscients de leurs droits, même après avoir signé des accords de renonciation. Pour plus d’informations sur les droits des travailleurs, vous pouvez consulter le site du Ministère du Travail.





