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Accord d’emploi international et disposition sur la loi applicable.

Analyse d’un Arrêt de la Cour de Cassation sur le Droit du Travail International
Dans un contexte de mondialisation croissante, les questions relatives aux contrats de travail internationaux deviennent de plus en plus pertinentes. Un arrêt récent de la Cour de cassation, rendu le 5 novembre 2025, illustre bien cette problématique. Cet arrêt concerne un salarié italien, engagé par une entreprise française et affecté en Belgique, qui a contesté l’application du droit français à son contrat de travail.
Contexte de l’Affaire
Le salarié, après deux mois de travail, a décidé de démissionner et a saisi le conseil de prud’hommes de Paris, arguant que sa démission était due à des manquements graves de son employeur. Il a invoqué le droit français, se basant sur une clause de choix de loi présente dans son contrat de travail international. L’employeur a contesté cette interprétation, soutenant que le contrat local, qui faisait référence au droit belge, devait prévaloir.
Décision de la Cour d’Appel
La cour d’appel a jugé que les deux contrats, l’un local et l’autre international, coexistaient. Elle a reconnu que le salarié pouvait se référer à l’un ou l’autre, en fonction de la législation applicable. La cour a également noté que l’absence de signature du salarié sur les contrats ne remettait pas en cause la validité de la relation de travail. Elle a ainsi condamné l’employeur à verser des indemnités au salarié, en se fondant sur le droit français.
Position de la Cour de Cassation
La Cour de cassation a confirmé cette décision, soulignant que le choix de la loi applicable, tel que stipulé dans le contrat international, était valide. Selon l’article 3, § 1, du règlement (CE) n°593/2008, les parties peuvent choisir la loi régissant leur contrat, que ce soit pour l’intégralité ou une partie de celui-ci. La cour a constaté que le contrat international précisait clairement que le droit français était applicable.
Implications de l’Arrêt
Cet arrêt met en lumière l’importance de la volonté des parties dans la détermination de la loi applicable à un contrat de travail international. La décision souligne également que même en l’absence de signature, les relations de travail peuvent être régies par les termes convenus, tant que la volonté des parties est manifeste. Ce jugement est un rappel que les employeurs et les salariés doivent être attentifs aux clauses de choix de loi dans leurs contrats, surtout dans un cadre international.
Conclusion
L’arrêt de la Cour de cassation rappelle l’importance de la clarté dans les contrats de travail internationaux et la nécessité de respecter les choix législatifs des parties. Dans un monde du travail de plus en plus globalisé, il est essentiel pour les employeurs et les employés de bien comprendre les implications juridiques de leurs accords. Pour plus d’informations sur le droit du travail, vous pouvez consulter le site de l’Institut National du Travail.





