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Réduction des cotisations Urssaf et nécessité d’élections professionnelles.

Analyse des Obligations Légales en Matière de Contrôle Urssaf
Dans le cadre de la régulation des cotisations sociales, la jurisprudence récente a mis en lumière des exigences cruciales pour les entreprises, notamment en ce qui concerne le contrôle exercé par l’Urssaf. Un arrêt de la Cour de cassation en date du 19 février 2026 a apporté des précisions significatives sur les obligations des employeurs, en particulier ceux ayant plusieurs établissements.
Notification de Contrôle : Une Obligation Personnalisée
La Cour a souligné que l’avis préalable de contrôle doit être adressé à chaque établissement ayant la qualité d’employeur. Cette exigence vise à garantir la régularité de la procédure de contrôle. En effet, l’avis doit être envoyé à la personne légalement responsable des cotisations, conformément à l’article R243-59 du Code de la sécurité sociale. Si un établissement ne reçoit pas cet avis, cela peut entraîner l’irrégularité de la procédure, annulant ainsi les redressements qui en découlent.
Dans une affaire spécifique, l’avis avait été envoyé uniquement au siège social, alors que les établissements concernés étaient directement responsables des cotisations. La Cour a donc annulé le redressement, affirmant que chaque établissement devait être informé individuellement, sauf si un protocole de versement en lieu unique était en place.
Réduction des Cotisations et Dialogue Social
Un autre aspect fondamental abordé par la décision concerne la réduction Fillon, désormais appelée réduction générale dégressive unique (RGDU). Ce dispositif, qui allège le coût du travail pour les bas salaires, est conditionné par le respect des obligations de négociation annuelle sur les salaires. En cas de manquement à cette obligation, la réduction peut être diminuée ou supprimée.
La Cour a précisé que l’employeur ne peut pas se soustraire à ses responsabilités en matière d’organisation des élections professionnelles, qui sont nécessaires pour désigner des délégués syndicaux. L’absence de délégués ne peut pas être utilisée comme excuse pour justifier le non-respect de l’obligation de négociation. Ainsi, la décision renforce l’idée que les avantages sociaux, tels que les réductions de cotisations, dépendent du respect des obligations collectives.
Implications pour les Entreprises
Cette jurisprudence envoie un message clair aux entreprises, en particulier celles comptant plus de cinquante salariés : l’organisation des élections professionnelles est une obligation légale qui conditionne l’accès à certains avantages sociaux. Le non-respect de cette obligation expose les entreprises à des risques financiers significatifs, notamment en matière de redressements lors des contrôles Urssaf.
En conclusion, la décision de la Cour de cassation souligne l’importance d’une gestion rigoureuse des obligations légales en matière de cotisations sociales. Les entreprises doivent veiller à respecter ces exigences pour éviter des sanctions financières et garantir un dialogue social constructif. Pour plus d’informations sur les obligations des employeurs, vous pouvez consulter le site de la Sécurité sociale.





