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Le PDG d’ASSU 2000 incarcéré dans une affaire de viols sur mineurs

Le PDG d’ASSU 2000, Jacques Bouthier, a fait l’objet d’une mise en examen et d’une incarcération samedi 21 mai. Le millionnaire est notamment accusé de viols sur mineur ainsi que d’autres faits sordides. Legalissimo revient aujourd’hui sur cette affaire.

Qui est Jacques Bouthier, le PDG d’ASSU 2000 ?

Jacques Bouthier est le fondateur et PDG d’Assu 2000, une entreprise comptant actuellement plus de 1800 salariés.

Cet ancien PDG n’a pas fait d’études supérieures. Après son bac, il débute une classe préparatoire qu’il arrête pour intégrer le marché du travail. Alors âgé de 28 ans, il fonde le groupe d’assurances Assu 2000, qui deviendra par la suite Vilavi. Le chiffre d’affaire de son entreprise s’élève à 163 millions d’euros, avec plus de 550 000 clients assurés. Il devient ainsi la 487e plus grosse fortune de France. Son patrimoine s’estimant à plus de 160 millions d’euros en 2020.

Suite à sa mise en examen et son placement en détention provisoire, Jacques Bouthier a démissionné de son poste de PDG bien qu’il en reste l’actionnaire majoritaire selon Liberation.

Quelles sont les accusations à l’encontre du PDG d’ASSU 2000 ?

D’après les premiers éléments de l’enquête, le PDG d’ASSU 2000 serait accusé de :

  • traite des êtres humains à l’égard de mineurs ;
  • viols sur mineurs de plus de 15 ans ;
  • recours à la prostitution d’un mineur ;
  • agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans ;
  • association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée ;
  • détention d’images pédopornographiques.

Cette affaire implique donc des chefs d’accusation extrêmement lourds justifiant le retentissement médiatique qu’a connu cette affaire en quelques jours.

Dans les faits

L’ancien PDG d’Assu 2000 serait à l’origine d’une sordide affaire. Il abuserait de mineures désœuvrées, en fugue ou sans-papier. Cette affaire impliquerait, a priori, au moins sept mineures ou jeunes majeures qui se seraient succédées dans l’appartement. Il prostituait également ces jeunes femmes qui étaient sous son emprise.

A la vingtaine, les filles devenant « trop âgées » étaient forcées de trouver une « remplaçante », qui prendrait alors leur place dans l’appartement. C’est notamment ce qu’affirme la plaignante âgée de 22 ans. Cette dernière, se désignant comme l’une de ses victimes, affirme avoir été contrainte de trouver une « remplaçante », alors âgée de 14 ans, afin de la remplacer car définie comme devenue « trop âgée » pour son agresseur.

Cela ne s’arrête pas là. Conscient de l’imminence d’une dénonciation, Jacques Bouthier est soupçonné d’avoir mis en place un « commando » composé de la femme du millionnaire, d’une proche de la plaignante, des employés de sa compagnie d’assurance et d’une membre du GIGN afin d’enlever la plaignante, exercer une pression sur sa personne et la contraindre à quitter le territoire pour garder le silence sur cette affaire sordide. La mise en place de cette équipe avait aussi pour but de saisir une vidéo compromettante, montrant l’ancien PDG avec l’adolescente de 14 ans.

Où en est la procédure dans cette affaire ?

Premièrement, une jeune femme de 22 ans, ancienne captive, a déposé une plainte en mi-mars. Elle disait avoir été la « captive d’un richissime homme qui la violait« . Cette plainte a alors débouché sur l’ouverture d’une enquête préliminaire.

Actuellement, Jacques Bouthier est incarcéré, ainsi que ses 5 complices, en détention provisoire ; qui sont soupçonnés d’« association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d’images pédopornographiques ».

La brigade de protection des mineurs de Paris se charge actuellement de l’affaire.

A lire aussi : Lafarge en Syrie : une complicité pour crime contre l’humanité ?

Quelles sanctions risque le PDG d’ASSU 2000 ?

Différents chefs d’accusations pèsent sur l’ancien PDG, dont la « traite d’êtres humains à l’égard d’un mineur » ; « viols sur mineurs de plus de 15 ans » ; « recours à la prostitution d’un mineur » ; « agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans ». Ces chefs d’accusations donnent tous lieux à des sanctions particulièrement lourdes, prévues par le droit pénal français.

A ce titre le code pénal français envisage notamment que :

  • L’auteur de « traite des êtres humains » encoure 7 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende ;
  • Les faits de « viols sur mineurs de plus de 15 ans » font l’objet d’une peine de 15 ans de prison ;
  • Les faits de proxénétisme à l’égard d’un prostitué mineur sont, quant à eux, punis d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 1,5 millions € d’amende (si le mineur a 16 ou 17 ans). Cela peut notamment s’élever à 3 millions € si le mineur a moins de 15 ans. Si les faits sont commis en bande organisée, la peine se porte à 20 ans de prisons et 3 millions € d’amende ;
  • L’auteur d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans risque 7 ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 €.

 

 

 

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